Comment se structurent les opérations de M&A chez Infinity Africa Capital ?
- Bonny Wann
- Feb 9
- 2 min read

Cédric Ottro est l'actuel manager de la banque d'affaire Infinity Africa Capital, il cumule plusieurs années d'expériences dans l'industrie, il est notamment passé par Hudson&Cie, Group Recover ainsi ques Sirius Capital. Il est diplomé de la LSTCF (centre de formation à l'expertise comptable) et certifié de la Ghana Stock Exchange.
Chez Infinity Africa Capital, comment se structure concrètement une opération de M&A en Afrique francophone, de l’identification de l’opportunité jusqu’au closing ?
Chez Infinity Africa Capital, nous structurons nos opérations autour d'un cycle complet créateur de valeur. Cela commence par l'origination, où nous identifions des promoteurs locaux à fort potentiel. Ensuite, nous passons à la phase de structuration financière et stratégique (valorisation, préparation du mémorandum d'information). Le processus se poursuit par une due diligence rigoureuse pour sécuriser l'investissement, et enfin le closing. Notre particularité est l'accompagnement post - acquisition, où nous veillons à l'intégration opérationnelle pour transformer le potentiel identifié en croissance réelle.
En tant que banque d’affaires panafricaine, quel rôle jouent des acteurs comme Infinity Africa Capital dans la structuration et la réussite des opérations ?
Notre rôle est double, il est à la fois stratégique et transactionnel. En tant que banque d'affaires panafricaine, nous jouons un rôle transformationnel en structurant des projets qui allient rentabilité et impact durable sur l'économie locale.
Sur le plan transactionnel, nous agissons comme le chef d'orchestre de l'opération en garantissant l'alignement des intérêts, optimisons les conditions de sortie ou d'entrée, et sécurisons le capital de nos clients grâce à une expertise technique pointue du marché francophone.
Quelles sont les difficultés récurrentes que vous observez dans les deals M&A en Afrique francophone (qualité de l’information financière, gouvernance, alignement des parties, etc.) et comment les équipes les anticipent -elles en pratique ?
La principale barrière est souvent psychologique, de nombreux entrepreneurs perçoivent l'ouverture de leur capital comme un dessaisissement. Aussi, la fiabilité de l'information financière est un défi majeur, notamment à cause de pratiques comptables visant à optimiser la fiscalité au détriment de la performance réelle. Pour anticiper cela, nos équipes mettent l'accent sur la pédagogie de la gouvernance bien avant le lancement du deal, afin de crédibiliser l'entreprise auprès des investisseurs.
Quel regard portez-vous sur l’évolution du marché du M&A en Afrique de l’Ouest francophone dans les prochaines années, et quels secteurs vous semblent offrir le plus d’opportunités ?
Le marché du M&A connaîtra une croissance soutenue et s'imposera naturellement comme l'alternative stratégique à la dette, dont les contraintes en garanties réelles freinent souvent l'élan des PME et start-up. Les plus grandes opportunités émergeront très prochainement dans le secteur extractif grâce à la multiplication des découvertes de gisements qui attirera des investissements étrangers massifs, indispensables pour soutenir ces infrastructures à forte intensité capitalistique.
