top of page
Search

Paul-David Bogui : Focus sur le métier de Private Equity Analyst.

  • Writer: Bonny Wann
    Bonny Wann
  • Nov 21, 2025
  • 4 min read


1) Présentation du personnage (État civil, parcours scolaire)


Je suis Paul-David Bogui, originaire de Côte d’Ivoire. Mon parcours commence à Abidjan, où j’ai suivi une formation littéraire au Lycée Classique d’Abidjan et obtenu un baccalauréat A1 avec mention. Initialement attiré par une carrière d’avocat, c’est finalement en terminale que mon goût prononcé pour les mathématiques a réorienté ma trajectoire.

J’ai ainsi poursuivi une Licence en économie - gestion à l’IAE de Nancy, avec une spécialisation en finance - contrôle, obtenue avec la mention Bien.

J’ai ensuite rejoint l’École Supérieure de Gestion et d'Expertise Comptable à Paris, où j’ai décroché un Master en Finance, major de promotion, avec la mention Très Bien.

Enfin, j’ai consolidé mon expertise avec un MBA Marchés financiers à Financia Business School, également obtenu avec la mention Très Bien.


2) Parcours professionnel et expériences


J’ai débuté par un stage en cabinet comptable, principalement centré sur la comptabilité et la fiscalité. Cette première expérience m’a rapidement confirmé que la comptabilité n’était pas la voie dans laquelle je souhaitais m’inscrire.


Je me suis alors orienté vers le contrôle de gestion, en intégrant une fintech parisienne spécialisée dans les solutions de paiement fractionné (BNPL)1, où j’ai exercé en alternance en tant qu’Analyste FP&A2.


J’ai ensuite poursuivi mon parcours chez Enedis, filiale du groupe EDF et acteur majeur de la distribution d’électricité en France, où j’ai occupé des fonctions de contrôle de gestion et de contrôle interne. Cette expérience, menée parallèlement à mon Master en Finance, a été décisive car elle a fait émerger un intérêt marqué pour l’investissement à long terme, coté ou non coté, et, à l’inverse, un désengagement progressif vis-à-vis des fonctions support.


Dans cette dynamique de réorientation, j’ai choisi de compléter ma formation en finance afin de me repositionner vers des métiers d’investissement. Cette démarche m’a conduit à rejoindre la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) en tant qu’Analyste Private Equity, au sein d’un fonds de 300 M€.


3) Pourrais-tu nous parler de ton métier actuel (ton quotidien, à quoi faut t'il s'attendre) ?


J’interviens sur l’ensemble du processus d’analyse et d’exécution des opérations en capital. Au quotidien, je réalise le screening des opportunités, l’analyse des business plans, les études de marché et l’évaluation des risques stratégiques et financiers. Je construis des modélisations financières, et je participe aux dues diligences en coordination avec les experts internes et externes.

Je rédige les notes d’investissement soumises au comité et contribue à l’instruction complète des dossiers d’investissement jusqu’au closing. Une part importante du métier consiste également à accompagner les entreprises du portefeuille, suivre leurs performances, et participer aux comités stratégiques.

Ce rôle demande rigueur, curiosité sectorielle, capacité d’analyse et sens du travail en équipe, avec une forte exposition aux dirigeants et aux organes de décision.


4) Pourrais-tu nous parler de l'African Business Club dont tu es le VP for Entrepreneurship ?


L’African Business Club est une association crée en 2003 à l’initiative d’Ibrahim Magassa (Banquier d’affaires) au sein de l’ESCP Business School. L’ABC est engagée dans la valorisation des talents, la promotion de l’entrepreneuriat et le développement économique du continent africain. A travers ses initiatives, l’ABC crée des ponts entre la diaspora, les entreprises, les institutions et les porteurs de projets à fort impact.

En tant que VP en charge du pôle Entrepreneuriat, j’ai la responsabilité de concevoir, structurer et piloter les programmes dédiés à l’accompagnement des entrepreneurs, ainsi que de coordonner les actions qui stimulent l’émergence de solutions innovantes et impactantes pour le continent africain. Concrètement, mon rôle consiste à fédérer une équipe de 4 personnes (bientôt 6), mobiliser des partenaires stratégiques (fonds d’investissements, incubateurs, coachs et experts thématiques, etc.) et assurer la réussite et la qualité de notre évènement phare qu’est le concours African Next Entrepreneurs. Il s’agit d’un concours à destination des entrepreneurs africains et de la diaspora. Ce concours offre aux candidats la possibilité d’être accompagnés par des experts sur les sujets de levée de fonds, de Business Plan, de prise de parole en public, et de pitcher leur projet en face d’un jury afin de remporter un prix financier et d’autres lots.

J’œuvre ainsi avec mon équipe à renforcer l’écosystème entrepreneurial africain et à créer des opportunités concrètes pour les talents d’aujourd’hui et de demain.


5) Quel conseil pourrait tu donner à un(e) aspirant (e) aux métiers du Private Equity ?


Travailler dans le Private Equity exige bien plus que la maîtrise des modèles financiers. C’est un métier d’analyse, de conviction et de curiosité stratégique. Aux aspirants du secteur, je recommande de développer des compétences techniques solides telles que l’analyse financière (modélisation financière, lecture de business plans, etc.), et la compréhension fine des états financiers tout en construisant une véritable culture business et sectorielle.

Le PE, c’est aussi comprendre comment une entreprise crée de la valeur, quels sont ses moteurs de croissance et quels risques peuvent fragiliser sa trajectoire. Il faut donc apprendre à « penser comme un investisseur », et développer assez rapidement des soft skills tels que :

-Savoir poser les bonnes questions

-Développer une capacité de synthèse exceptionnelle

-Être rigoureux, structuré, réactif

-Cultiver l’humilité et l’apprentissage en continu

L’entrée dans ces métiers n’est pas si simple. Il faut souvent passer par des expériences en audit, en transaction services ou en M&A. Pour ma part, n’ayant pas coché ces cases, il m’aura fallu beaucoup de travail, de persévérance et d’efficacité lors des entretiens.

L’idéal serait de passer par la case Audit, TS ou M&A mais ce n’est pas une fatalité quand ce n’est pas le cas. Tout le monde peut y arriver avec de la volonté et du travail.

En conclusion, pour réussir dans les métiers du Private Equity, il faut combiner de bonnes compétences techniques avec une curiosité business ou sectorielle constante pour saisir ce qui crée réellement la valeur dans une entreprise.



 
 
 

Comments


  • X
  • Instagram
  • Facebook
  • Linkedin

©2020 by FINANCIALIVOIRE. Proudly created with Wix.com

bottom of page