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« 70% des entreprises consultent leur trésorerie quotidiennement »

  • Writer: Bonny Wann
    Bonny Wann
  • Jul 8, 2025
  • 4 min read

Propos ressortant d'une concertation lancée par la commission financement et trésorerie de Lyon Place Financière.

La conférence a débuté avec le discours de Guirec Penhoat (Vice-Président) et la présence remarquée de Frederic Maurel (Président) de Lyon Place Financière afin de souhaiter la bienvenue à l’auditoire et de laisser entrevoir aux membres de l’association comment sera aborder le deuxième semestre de l’année et cela passe par la remise de l’annuaire 2025 le

7 juillet.


Ensuite s’en sera suivie une étude de Mathias Lé de la banque de France qui a portée sur la compréhension de l’écart entre la perception des chefs d’entreprises de leur trésorerie et ce qu’il en est réellement.

Selon l’étude de Mathias, l’abondance de liquidité découlant de l’octroi massif de PGE (prêt garanti par l’état) biaise très souvent la perception des entreprises sur leur trésorerie à court terme, de plus les effets différenciés de l’inflation jouent pour beaucoup, de ce fait un besoin plus élevé de liquidité en raison de l’incertitude accrue suivant le motif traditionnel de précaution est à prendre en compte. Consultez l'intégralité de l'etude via ce lien : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/tresorerie-des-entreprises-comprendre-lecart-entre-donnees-agregees-et-perceptions


Eloise Lecouturier quand t’a-elle a joué sa partition en commençant à questionner l’auditoire concernant la périodicité à laquelle ceux-ci consultait leur trésorerie, quels étaient leurs indicateurs de mesure et de prévision et pourquoi certaines entreprises n’avaient souvent pas de prévisionnel de trésorerie.


Il est ressorti que près de 70% des entreprises consultaient leur trésorerie quotidiennement.

Ces questions ont eu leur réponse lors de l’enrichissante table ronde du 3 juillet 2025 de la commission « Financement et trésorerie » de la Lyon Place Financière au sein de la Banque de France autour du thème : Cash – Cash entre banques et entreprises : quelles règles du jeu pour un dialogue de qualité sur la trésorerie ?


Les intervenants étaient :


-Emmanuel Arabian - Groupe SEB (Modérateur)

-Aude Blanc-Bernard - Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes

-Sébastien B. - Serge Ferrari Group

-Laetitia de Touchet - Kumulus Vape

-Sylviane Teil - XEFI


Il s’en est suivie d’une conclusion de Cécile Dobras du cabinet de conseil BM&A


Déjà on définit la trésorerie comme l'ensemble des disponibilités financières immédiatement mobilisables à un instant donné. Elle représente la capacité de l'entreprise à couvrir ses besoins de paiement immédiats, tels que le paiement des fournisseur·euses, des charges fixes et des salaires.


Le modérateur E. Arabian lança le débat dans la foulée en pointant du doigt cette relation banque entreprise souvent caractérisée par une asymétrie d’information.


Aude B-Bernard commença son point dans la même veine en pointant du doigt le manque de disponibilité de la bonne information financière auprès des entreprises. Selon elle, la banque veut le maximum d’information financière en temps et en heure, concernant le TFT (tableau de flux de trésorerie), les banques adoreraient qu’il soit mensuel, car ceux-ci sont préférés lors des comités de crédit. Concernant les indicateurs tel que les DSO, DIO et DPO, on les analyse mais pas plus. Un ratio tel que le cash généré sur la dette est très intéressant pour nous les banquiers.


Sébastien-B lui rapporta la situation de la trésorerie au secteur d’activité dans lequel l’entreprise exerce. La question de la trésorerie est beaucoup plus sensible en industrie qu’en service dû à des facteurs comme les délais de paiement. Il a insisté sur la bonne relation que l’entreprise doit avoir avec son banquier, dans le pire des cas il faut préférer le « Profit Warning » car ceux-ci n’aiment pas les surprises. Concernant la sincérité du prévisionnel de trésorerie, il dépeint que très souvent entre ce qui est prévu et ce qui arrive, il y a un écart.


Laeticia retorqua « je regarde ma trésorerie avant de prendre ma douche » rire…, en effet plus l’entreprise est de petite taille, plus le sujet devient sensible, la culture de l’impayé est grande car on n’est pas gros.


Pour Sylviane en matière de trésorerie, l’essentiel est d’être agile pour réagir. Elle aborde la trésorerie de façon non académique car effet pour un groupe de 100 sociétés on ne peut pas faire un tableau de flux de trésorerie pour les 100 entités. De ce fait la gestion de la trésorerie est considéré comme un KPI (indicateur clé de performance) dans la mesure où il y a de la trésorerie car le business model est bien appliqué.


Le modérateur E. Arabian signifiera cependant une nette évolution dans la relation Banque - Entreprise dans la mesure ou on entend plus parler de CAF (Capacité d’auto-financement). Il souligne aussi que les entreprises affectionnent travailler avec des indicateurs tel que les (DSO, DIO, DPO).


Cécile Dobras conclura en symbolisant la relation Banque - Entreprise comme basée sur de la technicité et de l’humain, ce facteur humain peut être à double tranchant tant il complexifiera ou solidifiera la relation entre ceux-ci, elle estime qu’il faut aussi entrainer les entreprises à se mettre dans le costume du banquier.

 
 
 

3 Comments


jlk.jeanlevi21
Jul 08, 2025

Très enrichissants, merci pour ce partage.


Cependant comment en tant que banquiers, pouvons nous amener le client à fournir des plans de trésorerie réguliers et sincères ?


Comment pouvons nous implémenter cette conception de relation saine dans le cadre de référence de nos clients afin de répondre plus facilement à leurs besoins en trésorerie?

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kouadiosabiani
Jul 08, 2025

👏

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wilange.obodou
Jul 08, 2025

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